Retour à l’école

Ainsi qu’on pouvait l’envisager, le déconfinement suscite de nombreuses réactions, et la réouverture – très progressive et très inégale – des écoles provoque diverses émotions. Au regard des débats parfois vifs quant à la reprise de la scolarité, une adhérente de GEFCA, professeure des écoles, nous livre ses arguments en faveur de cette reprise.
Cette institution, qui nous rappelle l’importance de la devise de notre République en ces temps de perte de repères, peut contribuer à nous permettre, tout en intégrant le risque, de dépasser notre peur.

La vie confinée à la maison d’enfants

Depuis l’annonce des mesures de confinement liées à l’épidémie de coronavirus, le directeur d’une maison d’enfants à caractère social (MECS) nous livre par « épisodes » ses inquiétudes et son amertume …

Inquiétudes quant au casse-tête de l’organisation des ressources (matérielles et humaines) pour assurer le fonctionnement d’un accueil « suffisamment bon » des enfants placés …

Amertume vis-à-vis de la « cacophonie » des pouvoirs publics et le peu de considération pour le secteur de la protection de l’enfance. 

A l’Elysée

Julia Boivin, Consultante patiente experte, est adhérente et intervenante de GEFCA. Elle nous livre ses impressions sur sa visite à l’Elysée à l’occasion de cette 5ème Conférence nationale du handicap le 11 février 2020 et sur l’annonce des 12 engagements au bénéfice des personnes en situation de handicap.

L’avenir par le trou de la serrure

Laurent Courtot, adhérent de GEFCA, est formateur certifié, il travaille auprès de différents publics et dans diverses disciplines, et enseigne en particulier le Savoir-Être professionnel.
Ses convictions humanistes et sa nature résolument optimiste l’ont amené à intervenir dans un cadre aussi paradoxal que le milieu carcéral dont il nous parle dans ce texte rédigé pour GEFCA. Dans ce contexte de travail bouleversant, l’éthique de la relation lui apparaît un guide précieux pour exercer des missions indispensables mais souvent mises à mal …

L’accompagnement à l’art et par l’art

Notre Conseillère Marie-Jo Guisset Martinez, gérontologue, a accompagné de nombreux projets nationaux et internationaux dans le cadre de ses fonctions à la Fondation de France puis la Fondation Médéric Alzheimer.

Son approche de la personne âgée et sa connaissance des institutions spécialisées sont imprégnées notamment de philosophie et de travail social. Elle promeut un accompagnement humain, humaniste et centré sur la personne, prenant en compte son identité, sa complexité et sa sensibilité.

C’est dans cette perspective qu’elle soutient L’accompagnement à l’art et par l’art des personnes âgées atteintes de troubles cognitifs, ainsi qu’elle le développait récemment dans son intervention à l’occasion du séminaire Alzheimer AIGA.

Bibliographie :

  • Guisset-Martinez M-J, « Peut-on innover en matière d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ? », Gérontologie et société, 2008/3 (vol. 31 / n° 126)
  • Guisset-Martinez M-J, Villez M, L’identité retrouvée. Nouveaux liens, nouvelles solidarités pour une autre approche de la maladie d’Alzheimer, Fondation Médéric Alzheimer, 2011.
  • Guisset-Martinez M-J,« Three Alzheimer plans in France», in Key Issues in Evolving Dementia Care: international Theory-based Policy and PracticeEdited by Anthea Innes, Fiona Kelly and Louise McCabe, 2012
  • Guisset-Martinez M-J, Villez M, Coupry O,Jardins : des espaces de vie et de rencontre au service des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de leur entourage, Fondation Médéric Alzheimer, 2013.
  • Guisset-Martinez M-J,« Etablir une interaction respectueuse et bienveillante avec chaque personne », Doc Accompagnement, N°6 2016.
  • Guisset-Martinez M-J,« A European perspective: new opportunities»,inLife story work with people with dementia, Ordinary lives Extraordinary people Edited by Polly Kaiser and Ruth Eley, 2017, Jessica Kingsley Publishers.

De l’autre côté du miroir …

Voici le récit d’une adhérente de GEFCA décrivant son « parcours de soins » entre différents établissements en psychiatrie.

Ce récit nous parait remarquable et important à plusieurs égards ; il souligne en premier lieu la complexité et la triple dimension bio-psycho-sociale de la santé mentale.

Il permet d’illustrer bon nombre des principaux dysfonctionnements actuels de l’institution psychiatrique du point de vue du patient, en particulier :
– le manque de moyens humains, associé à une certaine conception du soin, se traduisant notamment par le recours excessif aux médicaments et par le peu d’importance accordée à la parole et la relation humaine ;
– le caractère potentiellement expéditif, réducteur et condamnatoire du diagnostic ;
– des lacunes en termes de prévention du risque suicidaire ;
– le défaut d’articulation entre les ressources de soin, notamment libérales, publiques et privées, et l’un de ses corollaires le défaut de préparation à la sortie.

Ce récit traduit une inadaptation et les risques de ruptures d’un parcours « institutionnel » marqué par des réhospitalisations et hospitalisations sans consentement, malgré une démarche initialement volontaire du patient et l’expression d’une demande de soin. Marqueur de cette inadaptation, le risque est constant d’une dépossession de la personne de son pouvoir d’agir, par la force du fonctionnement institutionnel auquel se remet chacun des acteurs relativement démuni.

A l’inverse et pour apporter une réelle nuance et des marques d’optimisme à son témoignage, notre adhérente souligne l’importance des ressources sur lesquelles elle a pu s’appuyer pour permettre son rétablissement – au-delà des siennes propres, essentielles et motrices. Il s’agit principalement de ressources soignantes réunissant un certain nombre de caractéristiques : des dispositifs de liaison ou ambulatoire, l’importance accordée à la relation entre patients et entre patients et professionnels ainsi qu’à la parole, la promotion des ressources personnelles et environnementales de la personne.

Ayant diffusé son écrit à différentes structures, elle a été invitée à participer à la clôture des semaines de la folie ordinaire à Paris fin mars 2019.

  • Ce récit fait écho à la mission d’ « Etat des lieux des besoins et ressources en santé mentale dans l’Ain » conduite par GEFCA en 2018 et qui a donné lieu à la rédaction d’un rapport validé en septembre 2018.
  • Nous souhaitons mentionner ici le manifeste, dont GEFCA est signataire, « pour un renouveau des soins psychiques » qui synthétise l’état des débats actuels entourant la psychiatrie et la santé mentale, avec des orientations constructives et fédératives.